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Comment les hôteliers canadiens choisissent leurs systèmes de douche : tendances issues de The Buildings Show

Time : 2026-09-02

The Buildings Show, qui se tient au Metro Toronto Convention Centre, est le plus grand événement canadien consacré à la construction et à la conception. Chaque année, des milliers d’architectes, de designers, de propriétaires hôteliers et d’entrepreneurs parcourent les allées à la recherche des dernières innovations. Dans les catégories salles de bain et plomberie, le message est resté constant ces trois dernières années : les hôteliers canadiens modifient leur façon de spécifier les douches.

Voici à quoi ressemblent concrètement ces tendances.

Le passage des baignoires aux douches à l’italienne s’accélère

Il ne s’agit pas d’une tendance nouvelle, mais son rythme a changé. En 2019, environ 30 % des nouvelles chambres d’hôtel au Canada étaient équipées de douches à l’italienne plutôt que de combinaisons baignoire-douche. En 2025, ce chiffre approchera les 70 %.

La raison ne relève pas uniquement de l’esthétique. Le personnel d’entretien des hôtels signale que les baignoires prennent plus de temps à nettoyer. Les clients — en particulier les voyageurs d’affaires — s’en servent rarement. Sur le plan de la rénovation, supprimer une baignoire permet d’optimiser l’agencement de la salle de bain. Des hôteliers canadiens utilisent cet espace supplémentaire pour agrandir les zones de douche, y intégrant des sièges-bancs ou des barres d’appui.

La différence notable par rapport au marché américain : les établissements canadiens conservent généralement au moins une baignoire dans les suites et les chambres accessibles. Les chambres standards, elles, sont équipées de douche uniquement.

L’absence de joints devient la spécification par défaut.

Depuis des décennies, les joints constituent le point faible des douches hôtelières. Ils se tachent. Ils se fissurent. Ils favorisent le développement de moisissures. Dans le climat canadien, où les salles de bain subissent des changements rapides de température, les joints se détériorent encore plus vite.

Lors du salon The Buildings Show, les systèmes de douche sans joints étaient omniprésents : panneaux en marbre moulé dépourvus de lignes de joint, bac en matière solide avec pente intégrée, panneaux en porcelaine de grand format aux tolérances serrées.

L’attractivité pour les hôteliers canadiens réside dans la réduction de l’entretien. Une douche sans joint empêche la plainte la plus fréquente des clients — des joints à l’aspect sale — et l’appel d’entretien le plus courant — le rejointoiement après des dégâts causés par l’eau.

Un architecte hôtelier basé à Toronto nous a déclaré : « Nous spécifions systématiquement des douches sans joint pour tous nos projets. Le coût initial est plus élevé, mais nous atteignons l’équilibre en moins de trois ans grâce uniquement aux économies d’entretien. »

La certification CSA est obligatoire

C’est la principale différence entre les marchés canadien et américain. Aux États-Unis, la norme en vigueur est la certification IAPMO. Au Canada, la norme exigée est la CSA B45.5.

Plusieurs exposants du salon The Buildings Show se sont vu poser directement la question suivante : « Ce produit est-il certifié CSA ? » Ceux qui pouvaient répondre par l’affirmative attiraient des foules autour de leurs stands. Ceux qui ne le pouvaient pas expliquaient leur calendrier pour obtenir cette certification.

Les codes du bâtiment canadiens font référence directement aux normes CSA. Le Code national du bâtiment du Canada (CNBC) et les codes provinciaux renvoient tous à la norme CSA B45.5 pour les appareils sanitaires. Il est impossible d’installer un système de douche dans un hôtel canadien sans respecter cette norme.

Pour les importateurs et les prescripteurs, cela signifie vérifier la certification avant toute autre chose. Un produit certifié IAPMO mais non certifié CSA nécessite tout de même une approbation préalable avant de pouvoir être utilisé au Canada.

Cycles de rénovation accélérés et saison de construction au Canada

Voici une contrainte que tout hôtelier canadien connaît bien : la saison de construction est courte.

Dans une grande partie du Canada, les travaux extérieurs cessent de novembre à mars. Les rénovations intérieures se poursuivent, mais la disponibilité de la main-d’œuvre diminue. Les métiers spécialisés sont très demandés et en pénurie.

Cela pousse les hôteliers vers des systèmes préfabriqués. Des panneaux de douche en marbre moulé qui arrivent prêts à être installés. Des bac pré-inclinés ne nécessitant aucun travail de mortier. Des systèmes pouvant être installés par deux personnes en une journée, plutôt que d’exiger une équipe spécialisée en carrelage pendant une semaine.

Lors du salon The Buildings Show, les fabricants présentant des systèmes préfabriqués ont reçu davantage de demandes sérieuses que ceux présentant des solutions traditionnelles en carrelage. La raison était simple : la rapidité. Une rénovation de 100 chambres prend 8 semaines avec des panneaux préfabriqués, contre 16 semaines avec du carrelage. En dollars canadiens, cela représente une perte de revenus considérable.

Marché canadien vs marché américain : principales différences

Le marché hôtelier canadien n’est pas une version réduite du marché américain. Il est structurellement différent :

Taille des projets. La taille moyenne d’un projet hôtelier au Canada est plus petite. Là où un promoteur américain pourrait construire 300 chambres, un promoteur canadien en construit entre 120 et 150. Cela modifie la chaîne d’approvisionnement : les acheteurs canadiens ont besoin de fournisseurs capables de traiter des volumes plus faibles, sans contraintes liées à des seuils minimums de commande.

Normes de la marque. Les franchises canadiennes ont tendance à suivre les normes de marque plus rigoureusement. Les établissements américains trouvent parfois des solutions de contournement. Les directeurs généraux canadiens sont moins enclins à s’écarter du cahier des charges.

Climat froid. Cela va de soi, mais cela mérite d’être précisé. Les hôtels canadiens font face à des températures plus basses, à un plus grand nombre de cycles gel-dégel et à une humidité accrue due à la fonte de la neige à l’intérieur. Les matériaux doivent donc présenter des performances différentes. Le marbre moulé répond bien à cette exigence, car il ne se dilate ni ne se contracte comme le carrelage.

Distribution. L’acheminement des matériaux vers les hôtels canadiens est plus difficile. La population est répartie le long d’une bande étroite près de la frontière américaine. L’expédition vers des établissements éloignés ou situés dans le Nord entraîne des coûts et une complexité supplémentaires.

Pourquoi le marbre moulé convient au marché canadien

Le marbre moulé répond à toutes les exigences formulées par les exploitants hôteliers canadiens :

  • Des panneaux sans joints éliminent les problèmes d’entretien
  • La certification CSA B45.5 satisfait aux exigences réglementaires
  • Des systèmes préfabriqués permettent une installation rapide — idéal compte tenu de la courte saison de construction
  • Une couleur uniforme sur de grands établissements — pas de problèmes liés aux lots de teinture du carrelage
  • Sensation solide que les clients perçoivent comme un gage de qualité

Ce matériau n’est pas nouveau au Canada. Le marbre moulé est utilisé depuis des décennies dans les hôtels canadiens. Ce qui a changé, c’est la part de spécification. À mesure que de plus en plus d’hôteliers s’éloignent des carreaux et des baignoires, le marbre moulé récupère cette part d’affaires.

FAQ

La certification CSA B45.5 est-elle obligatoire dans toutes les provinces canadiennes ?
Oui. Toutes les provinces et territoires font référence à la norme CSA B45.5 dans leurs codes du bâtiment. Certaines provinces imposent des exigences supplémentaires, mais la norme CSA B45.5 constitue le niveau de base.

Une installation de douche en marbre moulé est-elle plus rapide qu’une installation en carreaux ? De combien ?
Une douche en marbre moulé peut être installée en une seule journée. L’installation en carreaux prend trois à cinq jours, y compris l’étanchéité, la pose et le jointoiement.

Les hôtels canadiens utilisent-ils encore des baignoires ?
Dans les chambres standards, les baignoires disparaissent progressivement. La plupart des enseignes exigent désormais des douches à l’italienne dans les chambres standards, et réservent les baignoires aux suites et aux chambres accessibles.

Quelle est la différence de coût typique entre le marbre moulé et les carreaux au Canada ?
L’installation de marbre moulé coûte environ 1 800 $ à 2 500 $ par douche dans une salle de bain d’hôtel standard. L’installation de carrelage est comparable, voire légèrement moins chère pour des travaux basiques, mais plus coûteuse pour du carrelage haut de gamme.

Le marbre moulé peut-il être utilisé dans les hôtels canadiens équipés de planchers chauffants en chambre ?
Oui. Le marbre moulé est compatible avec les systèmes de chauffage par rayonnement. Ce matériau conduit bien la chaleur et procure une sensation de chaleur sous les pieds.


Articles connexes : Article 84 (Marbre moulé contre surface solide), Article 86 (Importation depuis la Chine vers le Canada), Article 30 (Guide d’installation des panneaux en marbre moulé), Article 42 (Codes du bâtiment canadiens pour les équipements de salle de bain), Article 69 (Guide de planification des rénovations hôtelières)

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